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    LECTURES DE DECEMBRE

     

     

    Mickael Connelly : les neufs dragons

    Edition originale : 2009 Traduit de l'anglais par Robert Pépin

    Harry Bosch personnage récurrent de M. Connely, est dépéché sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois de L.A., soupsonne des activités  de racket des triades locales. Préoccupé par l'enquête, il n'a pas regardé le message vidéo envoyé par sa fille  de 13 ans qui vit à Hong Kong.

    Vision d'horreur: elle est l'otage des triades. Harry pensait pouvoir tout affronter, mais sa fille est son point faible..... et les caids le savent.

    LECTURES DE DECEMBRE

     

    Par le passé, j'ai déjà lu des ouvrage de M. Connely, La blonde en Béton, Les égouts de Los Angelès.

    J'ai retrouvé le style alerte et sans fioriture, Tous les personnages de Michael Connelly évoluent dans le même univers et se croisent régulièrement dans les différents volumes. C'est pourquoi certains ouvrages peuvent appartenir à deux cycles différents. On peut de fait considérer l'oeuvre romanesque de Connelly comme un métacycle, la chronologie interne et celle d'écriture des romans étant parfaitement en phase.

    Cette histoire a pour fond la ville de Hong Kong, dont on découvre les bons et les mauvais cotés.

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    Mickael Connelly : Echo Park

    Edition originale 2006 : Traduit de l'anglais par Robert Pépin

     

    C'est devenu une obsession : tous les 6 mois, Harry Bosch ressort le dossier Gesto. En treize ans d'enquête, il n'a rien pu trouver : ni indices, ni suspect, pas même le corps de la jeune victime. Un jour enfin le coupable passe aux aveux, mais Bosch se méfie, pour lui, l'homme n'est rien d'autres qu'un imposteur  talentueux doublé d'un bouc emissaire idéal . une dernière fois Bosch reprend  l'enquête....

     

    LECTURES DE DECEMBRE

     

    Il suffit d'un inspecteur obstiné, limite perfectionniste, d'une affaire non élucidée et d'une lutte de pouvoir politique pour réunir tous les ingrédients d'un polar. Il faut par contre le talent de Connelly pour que la mayonnaise prenne et que l‘on se délecte des rebondissements, que l'on tremble pour la survie de notre héros (même si l'on sait puisque ce n'est pas le dernier paru, qu'il se sortira de situations qui semblent sans issue), que l'on cherche avec lui les indices qui le mèneront à la solution.Les méchants sont bien méchants, les pourris bien pourris. Si l'on ajoute un peu de piment apporté par la mixité au travail, pouvant amener à effectuer quelques supplémentaires, et, on le sait bien, il faut se détendre aussi, une petite histoire sentimentale ne gâche pas l'ensemble.
    Bien que je découvre Harry Bosch un peu tardivement (c'est heureux qu'il se soit suffisamment ennuyé lors de ses premiers mois de retraite pour avoir envie de reprendre son activité), j'ai apprécié le personnage et j'ai fort envie de remonter le temps pour en savoir un peu plus. le portrait est esquissé très succinctement : je ne sais même pas s'il est barbu, si ses cheveux sont longs (s'il en a...). de même l'on sent qu'il existe un passif non négligeable dans son histoire amoureuse.
    Un très bon moment de lecture pour ce polar tendance (enquêteur séduisant dans une histoire bien construite) qui justifie le succès de la série.

    Il est aidé dans son enquête par Rachel Walling.

     

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    John Connolly : Tout ce qui meure

    Edition originale 2001 : Traduit de l'anglais par Philippe Hupp et Thierry Arson

     

    Ce livre est la première oeuvre de J Connolly.

    Le "Voyageur" est un tueur en série qui sillonne les Etats-Unis. Charlie Parker, dit Bird, lui voue une haine féroce, après l'assassinat de sa femme et de sa fille. Il se lance sur les traces du "Voyageur". C'est dans le décor fantomatique d'un bayou de Louisiane qu'aura lieu l'affrontement final.

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    Cet ouvrage a un style époustoufflant. Il fait soudain terriblement froid dans la vie de l'inspecteur de seconde classe Charlie Parker, évidemment surnommé "Bird" par ses collègues du New York Police Department. "J'ai regardé. J'étais en enfer". Ce que Bird a vu, ce sont les corps atrocement mutilés des deux femmes de sa vie : sa fille Jennifer et sa femme Susan, qu'il avait laissées seules quelques heures suite à une dispute conjugale et qu'il retrouve sans vie, souillées, partiellement dépecées. La police ne retrouvant pas l'assassin, Bird démissionne du NYPD et prend une licence de détective privé. Il traque "le Voyageur", un des deux cents serial killers qui écument les États-Unis. De Virginie en Nouvelle-Orléans et jusque dans les bayous de Louisiane, d'autres meurtres atroces ne lui seront pas épargnés...

    Le premier roman de John Connolly, jeune Irlandais de 32 ans, est déjà un immense succès en Angleterre et aux États-Unis, où la MGM travaille à son adaptation cinématographique. L'enquête dont le fil rouge est la recherche d'une autre femme disparue, Catherine Demeter, est remarquablement dense, bien menée, crédible. On sent que l'auteur s'est fort bien documenté, non seulement sur les us et coutumes des policiers, des détectives privés et des tueurs en série, mais aussi sur les délires sanglants qui pourrissent l'Amérique, du Ku Klux Klan à la guerre des gangs. Le final est proprement époustouflant. 

     

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    John Connolly : L'ange noir

    Edition originale : 2006 Traduit de l'anglais par Jacques Martinache.

     

    Charlie Parker, ex-flic devenu détective privé, est un homme de coeur. Et quand Louis, l'ami de toujours, apprend la disparition de sa cousine, c'est sans hésitation qu'il s'engage à ses côtés. Qui, sinon eux, pourrait s'intéresser au sort d'une prostituée noire, toxicomane de surcroît ?
    À Portland, personne ne s'émeut non plus de cette étrange rumeur : la nuit rôde un mystérieux 4x4 au volant duquel on aperçoit un homme obèse, flanqué d'un acolyte à la gâchette facile. Si Charlie Parker ne les connaît pas encore, eux le connaissent depuis long­temps...

    Polar et fantastique, un mélange original et détonant, où la verve irlandaise de l'auteur nous vaut de troublantes plongées dans les ténèbres de l'histoire.
     

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    Extrait du prologue :

    Les anges rebelles tombaient, festonnés de feu.
    Ils dégringolaient dans le vide, aussi maudits que l'est un aveugle de fraîche date car, de même que l'obscurité est plus terrible pour ceux qui ont connu la lumière, l'absence de grâce est ressentie plus intensé­ment par ceux qui ont autrefois vécu dans sa chaleur. Ils hurlaient dans leurs tourments, et les flammes qui les dévoraient éclairaient pour la première fois les ténèbres. Ceux d'entre eux qui churent le plus bas se tapirent dans les profondeurs et s'y créèrent un monde où habiter.
    Dans sa chute, le dernier ange regarda le ciel et vit tout ce qui lui serait refusé pour l'éternité, image si terrible qu'elle se consumait sous ses yeux. Au moment où les cieux se refermaient au-dessus de lui, il lui fut donné de voir le visage de Dieu disparaître dans les nuages sombres, et la beauté, la tristesse de cette image se gravèrent pour toujours dans sa mémoire et dans sa vision. Il fut condamné à errer à jamais en paria, rejeté même par les siens, car que pouvait-il y avoir de plus angoissant pour eux que de voir, chaque fois qu'ils le regardaient dans les yeux, le fantôme de Dieu tremblotant dans le noir de ses pupilles ?

     

    On retrouve son magnifique héros Charlie "Bird" Parker, plus hanté que jamais par les fantômes de sa femme et de sa fille, atrocement assassinnées quelques années auparavant.
    Malgré son amour pour Rachel, et pour le bébé qu' elle vient de lui donner, il ne peut pourtant résister au besoin de rédemption et de purification tellement il se sent imprégné et habité lui-même par une part de ténèbres contre laquelle il lutte sans cesse, et qui le pousse dans des affaires d' une noirceur effroyable.
    On plonge ici dans une enquête aux frontières du réel, où le surnaturel, toujours présent dans l' oeuvre de Connolly, est ici plus marqué, baignant dans une atmosphère teriblement sombre, fantastique et maléfique.
    Les personnages, comme d' habitude, sont superbes, troubles et inquiétants, fascinants telles de véritables incarnations du Mal, et l' auteur parvient à un savant dosage entre la profondeur et l' analyse du roman noir traditionnel, et le suspense effrayant du thriller, le tout baigné de cette atmosphère unique et envoûtante qui est devenue sa marque de fabrique.

     

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    Ne pas confondre Connelly et Connolly, l'un et né en 1956 à Philadelphie,  l'autre est né a Dublin en 1968. Mais ils sont tout les deux, maîtres du polar noir américain.

     

     


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